Eco Festival

UN FESTIVAL RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT

Depuis sa création en 1996, le Festival « Les Méditerranéennes » a toujours défendu la diversité culturelle et s’est toujours préoccupé de son impact sur l’environnement (en 2003 notamment avec l’opération « Sauvons les Mers » en liaison avec la FNE, et en 2006 par leur engagement aux côtés du WWF… ).
Les lieux exceptionnels qui ont accueilli le Festival (Parc de Valmy à Argelès, plage de la Franqui, plage des Mourets à Leucate..) ont naturellement nécessité la mise en oeuvre des moyens les plus efficaces pour les préserver. Cette démarche de protection de l’environnement et d’implication dans le développement durable s’approfondit et se perfectionne un peu plus chaque année, et cette action est largement reconnue et saluée par la presse et les médias.

En 2008, le Festival ayant lieu sur la plage des Mourets, différentes actions étaient mises en place pour protéger l’environnement et éveiller au sein du public une vraie réflexion autour de l’environnement.

Pour cette 13ème édition des Méditerranéennes, le Festival se veut encore plus « vert » en multipliant et pérennisant les actions en faveur de l’environnement notamment grâce à des partenaires fidèles, tel que l’ADEME. Leur contribution permet pour la 3ème année consécutive, d’organiser des rencontres sur le thème de l’environnement (illustration : photo stand Ecocup, crédit Jean Giralt).

COLLOQUE OUVERT AU PUBLIC

en_ademeThématique : « La vigne est–elle menacée par le changement climatique ? »

Jeudi 6 août de 11h à 13h au foyer de Leucate village
Modérateur : Yves Leers – Journaliste et ancien Directeur de communication de l’ADEME


Les intervenants

-         Bernard Seguin, coordinateur de la mission changement climatique et effet de serre à l’INRA (Institut national de recherche agronomique)
-         Hernán Ojeda (INRA – Unité Expérimentale de Pech Rouge)
-         François Briclot, œnologue, fondateur du « salon des vins d’auteurs »
-         Un représentant de la cave des vignerons de Cap-Leucate
-         Georges Ortola, viticulteur bio (Narbonne), président d’Adelphe
-         Yves Leers, journaliste environnement, ex ADEME.

Le débat sera suivi d’une dégustation.

Note : En marge du Festival, une table ronde sera organisée, avec pour mission de dégager une synthèse de la démarche des Eco Festivals en Europe. Deux ans après l’élaboration de la première Charte européenne des Eco-festivals au Festival Les Méditerranéennes à Leucate, puis son adoption au Festival du Vent à Calvi la même année, les choses ont beaucoup évolué, notamment en France, qui n’était pas pionnière en la matière. Participeront à cette table ronde, des représentants de Yourope, des festivals français et d’autres pays européens, de l’ADEME et de l’Anaé.

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« Vers plus d’«Eco-responsabilité» pour l’organisation  des manifestations publiques »
par l’ADEME

Kyoto 1997 : le monde entier signe un accord historique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique : moins 5% de 1990 à 2010. La situation en 2009 est gravissime : on est bien loin des moins 5% et on frôle même + 40% en vingt ans! Les glaciers fondent plus vite que prévu. L’eau de la Durance alimente Barcelone. L’Espagne découvre le désert. Changement climatique ou plutôt dérèglement. Il est là, à notre porte. Et il va falloir faire avec. Exemple : un consortium allemand s’apprête à lancer un projet de 400 milliards d’euros pour couvrir une partie du Sahara de panneaux solaires. Les assureurs sont parmi les investisseurs. En 2008, les catastrophes dites « naturelles » ont coûté 200 milliards de dollars aux assureurs. Et ces «évènements extrêmes » augmentent tous les ans de 3 à 4%. Tout change vite désormais après des années de léthargie : en France, la taxe carbone en est une bonne démonstration. C’est aussi la démonstration que les choses changent dans la tête des Français. Sans catastrophisme mais parce qu’il est temps d’agir. Nos modèles du XXème siècle ont vécu. Changement d’échelle : on travaille désormais sur des scénarios à 10, 30 voire 50 ans. On subira nos choix d’aujourd’hui quand le monde sera un autre monde !

Le grand chambardement ?
Ce n’est sans doute pas demain que la vigne poussera en Sibérie. Mais en Angleterre ou en Belgique, pourquoi pas ? En effet, le vignoble risque bien de migrer vers le Nord comme une bonne partie de la végétation. Et l’impact du changement climatique sur la vigne ne fait plus de doute même si on sait que les conséquences ne seront pas les mêmes partout. Depuis plusieurs années, des négociants prospectent de nouvelles terres. En 50 ans, les vendanges ont avancé de trois semaines et le phénomène s’intensifie depuis le début des années 1990. En 2003, les vendanges en Bourgogne ont commencé le 19 août. Du jamais vu … depuis 1523, selon  l’historien du climat Emmanuel Le Roy Ladurie.
Depuis 1950, la bande géographique favorable à la culture de la vigne  s’est déplacée de 80 à 240 km en direction des pôles. En trente ans, c’est comme si la Bourgogne s’était déplacée dans les Côtes du Rhône, ce qui va favoriser des parcelles plus en altitude. Cette « migration » pourrait être de 300 à 500 km de plus  d’ici à la fin du siècle, voire bien plus tôt. Des changements de cépages seraient alors nécessaires et certains vignobles, menacés de sécheresse, devront déménager. Le réchauffement, cela veut dire aussi des insectes nouveaux ou plus de maladies, comme le mildiou et l’oïdium. Et davantage d’érosion en raison de la multiplication d’orages plus intenses.
Bernard Seguin, qui coordonne  la mission changement climatique et effet de serre à l’INRA (Institut national de recherche agronomique) prédit même un « grand chambardement ». Ce grand chambardement peut signifier plus de qualité dans un premier temps mais aussi un taux de sucre plus élevé, nécessitant parfois une « désalcoolisation » de la production.  Ainsi, dans la Nappa Valley (Californie), le vin a été jugé de meilleure qualité en 2003, mais le degré alcoolique a atteint 16 % et il a donc fallu désalcooliser. En Afrique du Sud, on assiste à un mouvement inverse et ce sont les pommiers proches de la côte qui cèdent la place à la vigne.
Un universitaire bourguignon, Jean-Pierre Chabin, n’hésite pas à évoquer une possible disparition des vignobles des Côtes du Rhône et du Languedoc-Roussillon car il fera trop chaud tandis que la Bourgogne passerait « simplement » du pinot noir à la syrah ou au grenache. L’irrigation ne permettra que de gagner quelques années.
Mais le vignoble a toujours été soumis aux aléas du climat et victimes de maladies terribles. Les vignerons en ont vu d’autres ! Certes mais si les capacités d’adaptation existent, elles sont complexes et il n’y a pas de recette unique. On peut changer de terroir en recherchant plus d’altitude. Et ce serait trop simple s’il suffisait de changer de cépages, mêmes si on se rend compte de la révolution que cela représente. Un cépage peut être plus adapté écologiquement mais incompatible sur le plan oenologique. C’est aussi tout le système de conduite qu’il faudra adapter, de la vigne à la cave.
Enfin une mutation s’est déjà amorcée dans le Languedoc-Roussillon, qui  se caractérise par une forte présence de la vigne mais aussi une certaine déprise qui laisse parfois la place à des « champs » solaires photovoltaïques de plusieurs hectares en lieu et place du vignoble.
Mots clés : changement climatique ; climat chaud ; sécheresse ; élévation du pH, du degré alcoolique et des contenus en potassium  des raisins et des vins ; diminution de l’acidité ; irrigation, adaptation et sélection de cépages et de systèmes de conduite de la vigne,  désalcoolisation, changement de terroir, diversification…
Y.L.

En 2009, le Festival garde ses bonnes habitudes avec :

env_connexionLE TRI SELECTIF

L’association « Les Connexions Associatives » travaille en partenariat avec la Communauté de Communes Corbières en Méditerranée afin de mettre en place un centre de tri temporaire sur le site même du Festival et assurer ainsi une gestion écologique des déchets.

env_ecocupLES GOBELETS CONSIGNES

Le Festival, en collaboration avec l’association ECOCUP, a souhaité mettre à disposition des festivaliers un gobelet consigné (1 euro). La caution peut être récupérée directeur au bar en rendant son verre vide. Pour stopper le gaspillage des gobelets jetables ; les gobelets habituels en plastique sont ainsi remplacés par des verres en plastique solide, pouvant être lavés, puis réutilisés. « Le meilleur déchet étant celui qui n’existe pas ». Site internet d’ECOCUP

INFORMATIONS SUR LES BONS GESTES A ADOPTER

Une signalétique spécifique sera mise en place à l’entrée du site pour inciter le festivalier à agir dans le sens du respect de l’environnement, notamment sur le site qui accueille le Festival.

PRIORITE AUX PRODUITS BIO LOCAUX POUR NOS APPROVISIONNEMENTS

L’approvisionnement du catering (restauration artistes, bénévoles, organisation et partenaires), des stands de restauration public et des buffets VIP est réalisé dans la mesure du possible (selon conditions d’hygiène, pour les produits frais) avec des produits bio et/ou issus de l’agriculture locale : Huîtres de Leucate, vins du Cru FITOU, viandes de la maison Guash, glaces Ben et Jerry’s (sans colorants ni conservateurs ni produits chimiques)… Nous utilisons de la vaisselle « en dur » pour la restauration assise et les cornets de frites seront en papier recyclé.

env_voitureINCITATION AU COVOITURAGE

Pour éviter les bouchons et limiter les émissions de CO2 : co-voiturer !
Les sites de co-voiturages suivants pourront vous aider à trouver des personnes afin de partager un petit bout de chemin (et les frais !!) :
- En voiture Simone

- ZePASS

- 123envoiture

Nous attirons particulièrement votre attention sur le site internet du groupe TRYO, qui invite les personnes qui se rendent à leurs concerts, à co-voiturer, visitez leur page : Site internet de TRYO, page covoiturage.

MA NAVETTE EST LA POUR TOUS !

La Mairie de Leucate met à la disposition des festivaliers son système de navette (1 euro le trajet, gratuit pour les trajets dans Port Leucate). Nous vous recommandons les arrêts Villages Naturistes ou Leucate Plage (env. 800m du site) pour accéder au Festival. Surveillez les news, des horaires aménagées risquent d’être mises en place spécifiquement pour le Festival.
Télécharger toutes les horaires d’été en cliquant sur le lien suivant pour les navettes qui sillonnent Leucate, Leucate Village, Port Leucate et La Franqui : Horaires de Ma Navette.

switcherTEE-SHIRTS DES BENEVOLES EN COTON BIO

Comme en 2008, les tee-shirts des bénévoles et du staff du Festival seront en coton bio. Cette action peut-être menée grâce au soutien de l’entreprise suisse SWITCHER. Ses produits sont labellisés Oeko Tex 100, UV Standard, ISO 9001, IFRS ou *respect inside. Site internet de Switcher

IMPRESSION SUR PAPIER RECYCLE

Pour la seconde année consécutive le Festival travaille avec KHILIM qui imprime toutes les affiches
grand format (120×176) sur papier labélisé PEFC et utilise des encres d’origines végétales. Cette
entreprise s’est vu attribuer le label Imprim’Vert.

De plus, pour la première fois les Méditerranéennes ont décidé de collaborer avec Pure Impression, une imprimerie engagée depuis de nombreuses années dans le développement durable. Elle lui ont confié l’impression des tracts, affichettes et bandeaux. Cette année, le festival a fait le choix d’imprimer la plus grosse quantité de ses supports de communication (à savoir les tracts) sur papier FSC. Pour info, il s’agit d’un écolabel, qui assure que la production d’un produit a respecté des procédures censées garantir la gestion durable (faune, flore et autochtone) des forêts. Extrait du site http://www.actualites-news-environnement.com (4 septembre 2008) :
« Pour son imprimerie Héraultaise, Pure Impression vient d’obtenir la certification ISO 14001. Après les
certifications imprim’vert, PEFC et FSC, une imprimerie reçoit la certification ISO 14001 afin de
montrer l’engagement dans une démarche verte de Pure Impression. Après avoir été la première imprimerie « feuille » en Languedoc Roussillon à obtenir le label imprim’vert et la double certification PEFC et FSC, Pure Impression peut se féliciter d’avoir décroché la norme Iso 14001 en moins de 9 mois pour son imprimerie Héraultaise. Cette nouvelle certification, orientée vers un management environnemental permet à cette entreprise de 48 salariés, engagée dans une démarche « verte » depuis de nombreuses années, de prouver son
engagement au quotidien. »

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